Blanche-neige et les lance-missiles
Je suis de nouveau dans mon cycle lecture et j’ai découvert un livre extra qui m’a fait rire dès la 1ère page et qui continue à chaque page.
C’est une sorte de mix des contes de fées à la sauce dejantée. Des nains alcooliques, une Peau d’âne qui déteste les fées, Une Aurore (belle au bois dormant) qui parlent à l’ancienne, le chaperon rouge (ou la vareuse à capuche rouillé) qui parle tout le temps, des anges, le prince méthode qui veut épouser la princesse presbytie…
Rien de tel que des extraits pour vous donner envie
Les Uckler formaient un peuple industrieux, gai et généreux.
En général.
Ils se levaient tôt d’un air content, sifflaient en travaillant et avaient toujours un morceau de pain à donner à plus pauvre qu’eux (le quignon rassis de la veille, bien sûr, car « généreux n’est pas neuneu », comme le disait souvent la grosse Couette). Pourvu, cependant, que ce plus pauvre qu’eux soit le beau-fils de la nièce de l’oncle de leur cousin.
Ou le beau-père du neveu de leur tante par alliance.
Car les Uckler avaient un défaut : quand ils voyaient un etranger, un vrai, qui echappait à toute généalogie même de la main gauche, ils le tuaient d’abord.
Ensuite , ils ne se posaient aucune question.
Ce qui leur permettait de préserver cet équilibre psychologique qui leur faisait, au matin, le teint frais et l’air content.
Bref, c’était un foutu ramassis de salaud.
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« Alors j’y ai dit, à ma mère, que j’avais pas envie d’y aller, cause que ma grand’, elle pique du menton et elle me fait faire la vaisselle. ‘lors a m’a dit:
- Et mon sabot dans le cul, ça va t’y piquer ?
et a m’a donné ce panier, là, avec du pain sec pour l’âne à ma grand’, pis j’y ai dit:
- Pis si je rencontre un loup ou un linsk, hein !
alors a m’a dit:
- T’y fous un peu de ce poivre dans la truffe, ça ira bien.
et m’a donné un peu de ce poivre, alors j’y ai dit:
- Pis si je rencontre le monsieur tout velu qui me dit des cochonceries ?
alors a m’a dit:
- Ca te fera l’occassion de t’instruiren pour une fois.
et m’a donné un petit pot de beurre, alors j’y ai dit:
- Pis si je rencontre un korrigan ou un elfe noir ?
alors a m’a dit:
- Tu t’demerdes
alors j’y ai dit:
- Pis si je croise un ours, hein ?
alors a m’a dit:
- Ben là, tu l’as dans l’fondement.
alors j’y ai dit:
- Pis si je…
alors a m’a dit:
- Ta gueule !
et a m’a foutue dehors, dites donc ! »
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« - La visite d’une pie-grièche qui vous accuse d’avoir fait une omelette avec sa descendance.
- Je…
- AVEC sa descendance ET ? avec vos fesses. »
Saint-Pierre riva son immense regard dans le regard azuréen et très embêté de Gaphaël. Puis il frotta son immense visage à l’aide de ses immenses mains:
« On leur donne trois cents kilos-parsecs d’energie mystique, une paire d’ailes étanches, l’immortalité et voilà ce qu’ils en font: des omelettes avec leur culs. »
Saint-Pierre releva son immense visage. Gaphaël l’ange se recroquevilla dans son aube immaculée.
« Je..
-Des OMELETTES! »
Saint-Pierre se leva à demi, pencha son immense stature au-dessus de Gaphaël l’ange.
« Alors mon petit bonhomme, je te colle à l’entretien des nuages du dessus pour deux mille ans, et je ne veux pas voir UN poil qui dépasse. »
Il redressa sa toujours immense stature:
« S’il y a UN atome de glace qui dépasse d’UN cirrus, c’est le purgatoire, section coupeur de cannes à purgatif.
- …
- Rompez ! »
Saint-Pierre regarda Gaphaël filer vers le haut du ciel comme une flèche blanche.
« Ils n’ont plus aucun repère, ces jeunes. Si le Patron voulait bien cadrer tout ça avec une belle croisade… Mais des clous ! Il bulle dans Sa Splendeur en sirotant du Purgatif. »
« Comment rendre une femme heureuse En avant toute
Zombie Walk 2009 »

Je vais le chercher, j’espère juste ne pas le retrouver dans le rayon literrature jeunesse de ma bibliothèque.
(ils ont parfois une catégorisation qui me dépasse)